Liberté, Egalité, Fraternité ?
Jusqu’où va la droite ? Où commence l’extrême droite?
Sarkozy, n’est pas fasciste. Pas plus que Le Pen, d’ailleurs.
En effet tout deux restent républicains et n’ont jamais remis en cause le pluralisme démocratique.
Sarkozy n’est donc pas fasciste mais il reste un farouche nationaliste. Il n’en est donc pas moins dangereux... Pourquoi? Parce que son respect politique du pluralisme démocratique ne doit pas masquer sa tendance culturelle à l’uniformisation nationale, c’est-à-dire au refus des différences internes propres à la culture de la France (surtout à une époque multi-ethnique et pluri-confessionnelle).
Par ses discours volontaristes sur la supériorité culturelle de la France, par son projet d’un ministère de l’immigration et de l’identité nationale et surtout par sa traque permanente de l'immigré, son programme est en effet devenu, en quelque semaines, définitivement idéologique, nationaliste, répressif et violent, presque au même niveau que celui du Front national, malgré des différences de principe et sans doute d’intensité.
Il y a tout juste cinq ans, nombre de français battèrent le pavé pour manifester leur refus à de telles thèses.
Il y a tout juste cinq ans, impensable était une telle situation.
Aujourd'hui, après cet electrochoc, de manière aussi spectaculaire qu'insidieuse, Nicolas Sarkozy, a ainsi réussi à faire basculer son parti, d'un côté "tolérant et métissé" presque entièrement a un autre plus "nationaliste et répressif" mais avec cette fois un crédit de plus de 50% d’intentions de vote au second tour dans les sondages!
Un discours similaire émanant de Lepen, aurait provoqué il y a encore quelques années un tolé teinté d'horreur et d'indignation.
En cinq ans, après avoir cité Jaures et Le Pen, il a brouillé les frontières par un populisme dégoulinant, et aujourd'hui un français sur trois s'avoue raciste!
Ce qui m'effrait chez Sarkozy ce n'est pas le personnage; ce sont ses idées, sa vision de la France.
Nicolas Sarkozy aspire à gouverner le pays des droits de l'homme.
Il semble en avoir oublié la devise... Et certains d'entre nous aussi.
Fred

























