31 octobre 2006

Black & White Slip Party

Samedi dernier, après une victoire a domicile bien agréable (que c'est bon d'avoir repris le club après quatre ans!), nous nous sommes retrouvés chez Romain pour la soirée blanche a laquelle il avait convié toute l'équipe...
Fred et moi avions décidé de mettre un peu de délire dans nos panoplies, et c'est tout naturellement que le slip kangourou nous est venu a l'esprit!
Slip blanc, chaussettes tirées, adidas superstar, marcel "Maclanien" et casquettes new era visées sur le crâne, notre entrée a été plus que remarquée. Les photos parlent d'elles mêmes. Enjoy Folks !





28 octobre 2006

My name is Earl


Grande nouvelle ! Un de mes nouveaux show favori "My name is Earl" arrive en France. Bon d'un autre coté j'ai pas attendu la France pour découvrir toute la première saison, mais c'est sympa de la rendre accessible au plus grand nombre (car les accents en VO sont a couper au couteau !)
Paris Premiere diffusera dès demain a 19h50 en version multilingue (choissisez la version originale sous titrée), les deux premiers épisodes de la saison 1 (rediff tous les jeudis a 22h15). Pour les non cablés, TF1 a également acquis les droits et devrait la diffuser au cours de l'année 2007.

Earl est interpreté par Jason Lee, ancien skater, ami intime de Kevin Smith, le réalisateur culte de Clerks et Mallrats ( c'est d'ailleurs dans ce dernier que Jason Lee a crevé l'écran ). On a pu le voir aussi dans Ennemi d'état, Vanilla sky, Dogma (de Smith), Beautés Empoisonnées, Almost Famous, Dreamcatcher...Il a même fait la voix de Syndrome le méchant dans les Indestructibles !!!


Earl, un petit escroc, vit dans une caravane, est marié a Joy, et possède deux enfants illégitimes. Un jour cependant, sa chance tourne, et il gagne 100 000 Dollars au grattage, mais perd le coupon gagnant aussitot alors qu'il est renversé par une voiture ( "the happiest ten seconds of my life" qu'il dit ). Pendant qu'il est a l'hosto et que sa femme (qui est amoureuse de Darnell le serveur du "Crab Shack" que Earl appele affectueusement Crabman ) vient lui faire signer a son insus les papiers du divorce, Earl ecoute Carson Daily, l'animateur de MTV parler de son succès qu'il doit en parti au Karma: Fais de bonnes choses et de bonnes choses t'arrivent...
C'est la révélation pour Earl, qui décide avec l'aide de son frère Randy, de noter sur une liste et de réparer toutes les erreurs qu'il a pu faire au cours de sa vie...
Le secret de cette série ? Un format rapide (22 minutes), des personnages réels attachants sorte d'anti-héros a la Big Lebowski croisé de Jay and Silent Bob ( Kevin Smith encore! ), des décors naturels et pas studios, pas de rire enregistrés, bref des mini films d'une vingtaine de minutes parsemées chaque semaine de reflexion et de situations plus cocasses les unes que les autres !
La liste est longue ! et le show vous reserve de multiples fous rires !

25 octobre 2006

Interlude

Tout d'abord je tenais a remercier toutes celles et ceux qui depuis plus d'un mois déjà, accorde quelques precieuses minutes de leur temps a la lecture de mon blog, véritable parcours initiatique et anecdotique de mon être.
J'espère que mes confidences vous auront tous fait sourire. Sachez que j'ai pris un grand plaisir a vous les faire partager et a les coucher sur cette page digitale. L'histoire est loin d'être finie, mais a present, elle est bien plus contemporaine, je vous ferais part ainsi de mes péripeties et de mes coups de coeur/coups de gueule journaliers.
Je reviendrais surement sur des événements que j ai pu partager avec vous tous ( USA, Mouleau, Criterium, Egypte ), mais je voulais par cette petite déclaration marquer la fin de cette "mini biographie" anecdotique et j'espère ajouter avec votre aide de multiples aventures a cette dernière.
Pour finir, sachez que sur la page principale, si vous avez loupé quelques posts, vous pouvez effectuer une recherche dans les archives ( classées par mois ) sinon vous pouvez également taper le mot clé desiré ou votre prénom dans la barre de recherche en haut a gauche et hop vous aurez accès a tous les posts correspondants.
Et n'oubliez pas de me dire ce que vous pensez de tout cela en laissant des commentaires ( cliquez sur comments pour ca ! )... Merci encore !


"Costume Party"

Bon on perd pas de temps, vous avez signez pour avoir des posts regulièrement, et vous allez en avoir :o)
Le week end dernier, Candice et toute sa bande de kinés ( Anne, Mat, Yasmine ) étaient invités a la costume party de David, le petit ami de Yasmine. Le thème : heros et héroïnes. Alléchant !
Ah les amis kinés de ma douce...
Ma petite Anne, aussi connue sous le nom de Tranch' pour les intimes est une des seules blondes qui me fasse craquer. Mignonne et pulpeuse, elle possède un magnétisme redoutable et de serieux atouts. De surcroit très intelligente et cérébralement artistique, c'est une jeune femme qu'il est très agréable de cotoyer.
Mat, lui, est tout aussi incroyable, avec une energie speedé et speedante ( ce sont ses propres mots ) il fourmille de conversations en tout genre, et possède un bagout grandiloquent pour son petit gabarit attachant.
Que dire de Yasmine, mi-ange mi-ange ( oui ca existe ) d'une douceur extrême et qui n'a pas froid aux yeux ( Remember le restaurant Wine and Cheese Pat ? ). Bref il ne manquait que Caro, intéllo aux bras doux, passionnée et passionante pour que le groupuscule rééducatif soit au complet.


David en César le roi du skate ( oui il skate le homeboy ! ) et Yasmine en Princesse Tam Tam sous son costume etoilée nous ont bien accueilli, et même si la fête aurait pu être plus dansante, voir tous ces costumes déambuler dans une même pièce, m'a en tout cas bien diverti.
Promis j'organise une soirée costumé un jour !!!






24 octobre 2006

V.I.P !!!


Sandy a 27 ans aujourd'hui !
J'espère que tu profiteras bien de la journée ( même si on est en milieu de semaine ) et que cette 28ème année qui débute sera placée sous les meilleurs hospices, tu le merites !
Bon on aurait tous aimé t'offrir cette motobécane que tu cheris tant mais malheureusement elle n'est en vente que dans la région Lilloise. En attendant de célébrer ça avec toi enjoy this picture :o)
Et maintenant c'est le moment de "show some love to your homie", donc balancez vos comments pour le petit père Ramirez...V.I.P today !

22 octobre 2006

Digital Love


Mon cursus dentaire du début a la fin fut rythmé par un job a temps partiel, véritable booster de mon profil social, qui me permit bien avant d'entrer en clinique d'acquerir une aisance derrière un comptoir et de renforcer un bagoût grandissant.
Le vidéo club Good Loc, place de la victoire était l'endroit revé pour travailler pendant mes études. Une proximité de la fac et des horaires tardifs ( le magasin fermait a 1h du matin ) me permit de concilier études et rente mensuelle. Ce fut l'essor de ma passion pour l'art cinématographique; les anecdotes de tournage et la dissection de plans en tous genre.

Parallélement, a la même époque, le DVD amena le cinéma dans la maison par une voie digitale, et voir dans des conditions proche de celle de la salle, des classiques du ciné, me rendit dingue.
C'est avec Fred, compère de tous mes instants technologiques, que j'ai commencé a scruter tous les appareils émergant sur ce nouveau marché. Lecteur DVD d' abord, mais rapidement l'image panoramique nous demangea les yeux :
Ils nous fallait un écran 16/9ème.
Par nos moyens limités, il ne nous restait plus grand choix, mais nos jobs respectifs nous donnaient toute la légitimité requise pour investir dans un poste entrée de gamme. Conforama, Boulanger, on en a passé des heures a lorgner toute cette mosaïque pal/secam presente devant nos yeux.
La marque conforama, "Grandin" attira notre portefeuille, mais je choisi en cette année 2001 un petit poste 66cm, 16/9ème de Samsung. Fred enchaîna quelques mois plus tard avec un téléviseur Philips 70cm acheté sur le net qu'il fit livré chez mes parents. Ces 4 centimètres de difference me semblait énorme a mesure que je regardais cet immense paquet cartonné et j'étais fier de la tournure technologique qu'avaient pris nos vies.

Ma passion pour le ciné s'envola avec celle de Fred a mesure où chaque pièces durement gagnées furent depensées sans équivoque dans nos precieuses galettes digitales. A un rythme effrené, nos collections se sont engrossées de merveilles du 7ème art, et c'est depuis ce jour que notre sens aiguisé du cinéma s'auto-alimente dans les trouvailles et coups de coeur de l'un l'autre. Une relation amicale comme j'ai rarement eut, et une connivence dans tous nos gouts ( pas nos couleurs tiens ;) proche du presque parfait ( nous avons quand même nos divergences, ca ne serait pas marrant sinon ! ).

Cette effervecence a rapidement franchi le seuil du vidéo club avec une ambiance telle qu'en aucun cas on se serait cru sur un lieu de travail... La bonne humeur de tous les employés, et le dégré de confiance du patron, permettait a chacun de s'épanouir dans ses responsabilités.
Thomas Henry et Emmanuel Murat rejoignirent un effectif déjà héteroclite, mais ils allaient sans le savoir devenir des collègues - pardon des amis - hors pairs !
Manu, rejoignit le groupe déjà formé, un peu tard, mais son attitude dynamique et son entrain vers tout ce qu'il ne connaissait pas le rendirent sympathique au premier regard. J'ai appris a mieux le connaitre par la suite, car il n'est resté qu'une année au vidéoclub ( en 2002 ), mais l'époque qu' il a traversé avec moi reste ma meilleure année au sein de cette petite entreprise.
Thomas lui, fut l'homme de délire au delà de l'entendement humain, mais une anecdote résume a elle seule, l'état d'esprit qui habitait le comptoir. Un jour d'hiver, un client nous parla des reunions un peu bizarre que sa femme organisait.
"Golin qu'elle s'appelle" nous dit il.
Rien que ce nom de famille, a la sonorité particuliére fit converger dans un éclair d'espièglerie nos yeux l'un vers l'autre. Mais je crois que c'est la façon qu'il eut de l'amener qui eut raison de nous.
"Elle rencontre des Golins du Canada, de Belgique et même du Vénézuela!" ajouta t'il tout enjoué.
Deux rires aigus interrompèrent son exposé et le pauvre homme se senti rapidement humilié. Mais le coeur avait parlé, et depuis ce jour, j'appele toujours Thomas par ce sobriquet bisyllabique et qui colle parfaitement a son personnage. Et c'est le temoin intemporel de cette époque particuliére où tous les soirs un client différent nous contait ses péripeties.
Un véritable diner de cons qu'on aurait pu faire !

18 octobre 2006

Y2K

La saint sylvestre 2000 fut comme les autres, longue, peu originale, quasi ennuyante... L'effervescence autour de ce chiffre magique "2000" excita la planète, et rendit fou quelques énergumènes persuadés que les ordinateurs allait déboussoler la grande machine capitalistique et que tout nos semblables sans exception allaient revenir a l'âge de pierre. Même si au premier abord, l'idée me paru saugrenue, je dois dire que la notion d'égalité humaine par la destruction et le recommencement m'amusa un moment. C'est vrai, il était bon d'imaginer le chaos, et d'entrevoir un monde où tous les pays seraient, en manière de ressource, sur un pied d'égalité. Heureusement (?) le cataclysme n'arriva pas, Paco Rabanne se transforma aux douze coups de minuit en chèvre nationale et j'embrassai Candice pour la deuxième fois...

L'année débuta pour le mieux avec une très bonne place aux partiels et en Juin 2000, la consécration tant desirée montra le bout de son nez. Candice atteignit son objectif et ma place de 67ème me permit de choisir Chirurgie Dentaire. La médecine générale passait au sans suite a deux places près, mais il ne me fallut pas longtemps pour voir les avantages de ce cursus forçé. Des études plus courtes, une ambiance plus intimiste dans chaque promo avec un statut de praticien spécialisé a la clé, où mes futurs patients seraient obligés de se déplacer ( adieu les visites de déplacement d'un généraliste ), et un salaire en moyenne plus élévé...

La Fac Dentaire n'attendait que moi; et ma nouvelle promo hétéroclite au possible ressemblait a une publicité Benetton, des Landais cotoyaient des Reunionais, les West Indies et la polynésie francaise étaient au rendez vous, l'Afrique rimait avec le Lot&Garonne, bref un concert de couleurs et de diversités culturelles m'accueuillaient dans ce nouvel environnement buccal.
Gregory Moutou, guadeloupéen zen, était mon voisin de table a la plupart des T.P et sa dexterité m'impressionna, a mesure où je découvrais les blocs de cire rouge destinés a devenir des répliques a l'echelle 10 de nos chers quenottes ( un peu chiant ces T.P je dois dire ).

Ce n'est cependant qu'a partir de la 4ème année de Fac, en même temps que les premières vacations cliniques, que j 'appris a découvrir mes camarades et reussit a m'épanouir pleinement en tant qu'étudiant. Même si Patricia Théodore devint rapidement une complice au tout début de ma formation dentaire, je n'avais pas de grands contacts avec mes autres camarades de promo. C'est ainsi que Mélanie Bergerin, Noémie Dehu et Pauline Cazorla devinrent les trois nymphes de mes vacations, et la moindre minute de repos fut passé en leur compagnie. J'ai toujours aimé les presences féminines autour de moi, surement un coté nabab herité de mon père, et tout le coté charmeur de n'importe qu'elle relation aussi amicale soit elle, pris une saveur particulière dans l'enceinte de ce P.Q.R, lieu de nos essais cliniques sur des patients quasi fou de laisser leur bouche a des étudiants.

"Aime les gens, il te le rendront"

Charmer, je crois que j'ai toujours aimé ca, de la simple aide soignante a la chef de clinique, j'aime jouer avec le regard des gens, laissez aller ma malice et destabliser mes interlocutrices par de petites pointes de bon ton. "Aime les gens, ils te le rendront" pourrait etre ma devise, car en plus de la gente féminine dont j'apprecie particulièrement la compagnie, le charme peut s'étendre facilement aux hommes, dans le sens le plus platonique du terme... J'aime être apprecier de mes pairs, et leur envoyer une bonne image d'eux mêmes me permet en retour de m'en renvoyer une !. Certains en rigoleront peut être, mais il en est ainsi de tous les rapports humains que je peux entretenir, peut être a cause d'un trop grand sentiment d'infériorité adolescent. Que tout le monde se rassure, le sentiment d'infériorité a été chassé par une confiance grandissante avec l'âge, renforcée par ma compagne, qui a su tirer de votre serviteur le meilleur, et qui a su lui prouver ce qu'il vallait. Un grand merci a Candice, ma douce et tendre pour avoir fait de moi un peu plus chaque jour, l'homme que je suis aujourd'hui.
Je te suis redevable a vie.

17 octobre 2006

La croisée des chemins

Janvier 1999.
Quelques semaines après notre premier reveillon passé ensemble, Candice et moi-même allions avec angoisse vers nos partiels de redoublant; partiels décisif pour le bon déroulement de notre deuxième semestre, où nous n'avions pas le droit a l'erreur.
Thibaud était rescapé de la précedente odyssée, qui avait vu Samuel accéder au Saint Graal, et avec toute la sagesse d'un bon triplant, a l'aide de Mirija, il reussit a combler le départ précoce de Fanfan, démotivé par la somme de travail a fournir.
Quelle deception de voir Fanfan partir, il m'avait abandonné, lui qui était devenu en quelques années un compagnon et un ami rare. Mais la vie est ainsi faite, une succession de départs et d'arrivées, comme un cycle sans fin de voyageurs en transit dans un aéroport international...

Une lettre éloquente de mon Père
Heureusement Candice était là, mais nous ne frequentions toujours pas le même U.F.R et a par quelques moments partagés a la bibliothèque nous étions rarement sur le campus aux mêmes heures.
Malgré toute notre bonne volonté cette année universitaire 98/99 -un temps maudite- s'acheva avec tristesse sur un nouvel echec, aux portes de nos objectifs respectifs; kiné pour elle, médecine pour moi. Le dossier de triplement de Candice fut accepté -elle n'avait echoué qu' a quelques places- alors que le mien, pourtant soutenu d'une lettre éloquente de mon père (merci Papa) revint par la poste accredité d'un refus. Les places étaient limités et seulement quelques élus pouvaient y pretendre. Ma place au concours était trop eloigné et c'est tous mes espoirs scientifiques qui s'évaporèrent en quelques secondes a la lecture de cette lettre de la faculté.
Cependant, après quelques semaines où la deception se mela a l'amertume, le destin frappa de nouveau a ma porte puiqu'après un désistement, une place de triplant devenait accessible. Le President de la Fac décida de m'accorder cette ultime chance, ce qui me permit de continuer ces études et d'accompagner Candice dans ce qui allait etre l'année qui allait changer -ou pas- nos vies... Nous passerions le concours ultime en Juin 2000.

14 octobre 2006

Grindhouse

Bon je suis a Poitiers ce week end, et je n'ai malheureusement pas trop le temps de poster le sujet que je voulais vous faire partager :
L'An 2000.
Bref, ca sera pour la prochaine fois. Entre temps, je parcoure le Poitou, terre de Ségolène. Elodie, la soeur de Candice vient d'emménager avec Pierre ( je vous reparlerai d'eux plus tard ;o), et ils nous ont gentillement invité a découvrir leur chez eux. Après quelques parties de "Buzz" sur Playstation, où Pierre a pris plusieurs raclées, j'ai repensé aux images que j'ai découvert il y a quelques jours...


Grindhouse, c'est le nouveau projet de Tarantino, accompagné de Robert Rodriguez ( Une nuit en Enfer et...Spy Kids ).
Depuis Desperado du père Robert, Quentin a toujours suivi de plus ou moins loin la carrière de son amigo ( on a pu le voir realisé par exemple une séquence entière de Sin City ) mais là, le concept frôle le P.A.C.S filmique : Grindhouse, film OVNI, hommage "tarantisant" au film de genre 80's post apocalyptique, séparé en deux segments de 60 minutes -Death Proof et Planet Terror- respectivement réalisé par Tarantino et Rodriguez. Un détail croustillant ( et j'adore ces putains de détails! ) une série de fausses bandes annonces rythmera la coupure entre ces deux futures bombes. Miam!
Les 3 affiches ici présentes, sont sorties il y a quelques semaines déja, mais un petit clip parcoure notre cher monde virtuel depuis deux jours. Et quelle claque!


Grain vieilli, pellicule abimée, nos deux lascars poussent l'hommage a la déification, et c'est ce que j'aime avec Tarantino; ce savant mélange de reprise mis au gout du jour, et de jouissance cinématographique sans failles...J'arrête, je vous laisse en juger par vous mêmes.
Enjoy folks !


10 octobre 2006

French Kiss

J'ai courtisé Candice pendant deux mois et a mesure que Septembre approchait, l'étau se resserait un peu plus. Elle sortait a l'époque avec un garçon dont j'ai oublié le nom, qu'elle avait rencontré quelques semaines avant moi. Cette affaire peu serieuse battait de l'aile depuis les premiers jours, mais Candice ne pris pas la peine de rompre avec cet oiseau de mauvais augure qui lui servit a repousser mes assauts lors de nos premieres sorties.
Elle joua carte sur table en me disant qu'elle était prise sans prendre la peine de m'en dire plus. Cet éternel ennemi demeura pendant cet été splendide ( cf post précedent ) une épée de Damoclès au dessus de mes faits et gestes.
Elle passa les mois de Juillet et d'Aout sans le voir mais le doute planait toujours a mesure que Septembre se profilait.
Certes, avec du recul je pense que j'ai un peu sur-réagit mais sans cet adversaire virtuel, sorte de brun du Lot et Garonne plus petit qu'elle de dix bons centimètres ( cherchez l'erreur ) , je pense que j'aurais passé l'année a essayer de passer a l'acte.

La rentrée approchait, mon redoublement était une chance de plus pour ce concours de Médecine tant desiré, et Candice allait retrouver sa bande d'amis, et accesoirement son copain fantômatique du Lot & Garonne.
Ni une ni deux, lors d'une soirée chez sa mère, bataillant jusqu' a l'aube, je finis par voir la fin de ma quête et Candice vit mes levres se poser sur les siennes.
Instant mémorable a la suite duquel, completement ailleurs, en rentrant chez moi dans ma Super5, je grillai un feu rouge le prenant pour un vert...Ah l'amour ! D'un autre coté je n'avais le permis que depuis 1 mois :o)

Un Jeûn labial...

J' y étais enfin arrivé...Tous mes amis soulagés ( j'allais arrêter de leur rabattre les oreilles avec ma romance ) le mois de Septembre fut cependant encore pretexte a Candice pour me jouer un tour.
Elle me fit croire pendant plus de deux semaines qu'elle n'avait toujours pas rompu avec son brun et que pendant toute la fin de cette période lot & garonnaise, tant que les choses n'auraient pas été claires avec son ex-nain, j 'allais devoir observer un jeûn labial...
Pas de baisers, tel était son jeu.
Bien malgré moi j'acceptai ma pénitence en maudissant tout le département du 47. Ce n'est que des mois plus tard que j'appris déçu que tout ceci n'était qu'une puérile masquerade. Candice n'était pas plus attiré que cela par votre serviteur. Et elle avait sans doute inventé ce jeu pour se laisser le temps de la reflexion. Meme si cela peut faire mal ( Aie! ), il fallait la comprendre; mes cheveux plaqués en arrière, une acné tenace et un long nez , tout cela ne faisait pas de moi une star des studios AB.

06 octobre 2006

20 Ans...

Malgré un classement honnête aux partiels de Janvier ( 202ème sur 460 ) le redoublement était inévitable a mesure que l'année se terminait. L'été approchait, mes 20 ans aussi et la coupe du monde 1998 allait commencer.Nous venions tous d'assister au recital symphonique du 6ème titre de Michael Jordan dans l'appartement de la mère de Sam, endroit qui allait devenir avec ma chambre, les quartiers généraux de notre bande. Quel Shoot !

Décalé par ces finales "nocturnes" , je repris un style de vie plus a l'image des années précédentes, en enchainant les soirées glande avec mon compère de toujours, Fred. Le basket avait été mis entre parenthèses a cause de ces "satanées" études, et c 'est avec grand plaisir que je rejoignis toute la bande aux terrains chaque après midi. Hervé, Fred, Didier, Pat, Sandy et Gilles ; tous eurent du mal a me reconnaitre avec la tignasse de mauvaises herbes qui avait envahie ma tête au cours de l'année mais notre été a tous commencait de la meilleure des façons.
Quelques semaines plus tard, un jour de juillet, en arrivant avec le clan sur la plage de Lacanau-Océan, un groupe de personne attira mon regard. Une silhouette, fine, me semblait familière. Laurent B, originaire de Sainte Eulalie, se tenait là, allongé sur le sable avec un groupe d'amis. Son allure atypique ne m'avait jamais vraiment frappé au lycée, mais en le découvrant a demi nu sur le sable, je ne pu m'empecher de m'attarder sur l'enchevêtrement d'os dont il était constitué. A mesure ou je parcourais le reste de sa bande, positionée en cercle sur la plage, de nulle part, un frisson me parcouru l'échine.

Elle était la. Et je n'y croyais pas. Je l'avais presque oubliée, et j'étais loin de douter que je la reverrais en dehors de la Fac.
La coincidence, frappante, me paru comme un signe a ne pas laisser passer.
Après quelques minutes a la surveiller - pardon la traquer - j'aperçu ses grandes jambes se diriger seules vers les vagues. Ni une ni deux, je partis en chasse de ma proie. A mesure où la "bête" se rapprochait du point d'eau, je savais que cette fois ci, non seulement je n'aurais qu'une cartouche de parole, mais surtout aucune échappatoire, car mon cercle d'amis témoin de la scène ne tolérerait aucun désistement.
J'avoue ne plus trop savoir ce que je lui ai dit, a mesure où, en entre-apercevant le regard noir de la caféteria, je me dirigeais vers elle.


"L'eau est bonne ? " furent, il me semble, mes premiers mots...Peut être, je n'en suis plus sur. Mais je me souviens cependant avoir resorti, comme pour donner plus de contenance a ma traque deguisée, toutes les informations que le traître Pouzoulet avait bien voulu me donner. Lycée, blessure au genou, athlétisme, tout y est passé.
Après cinq bonnes minutes de monologue, en observant son maillot mal taillé a rayures bleues et blanches, ma gorge se dénoua et je lançai:
"Ca te dirait qu'on se revoit en dehors de la Fac? C'est quoi ton numéro ?"
Croyez le ou non, mais elle le donna sans hésitation.
Apparement ça n'était pas dans ses habitudes, mais son écart de conduite avait fait de moi le plus heureux des hommes de 20 ans.

"Au risque de passer pour un Pierre Richard local"
A mesure où je revenais vers mon camp de base, je repetais inlassablement les dix chiffres du bonheur. Et a une époque où vous l'aurez sans doute oublié, peu de personne disposait de télephones portables ( et oui ! ) , j'eu bien du mal a me souvenir de quoique ce soit avec les loufoqueries intempestives que je reçu a mon retour. Je n'en revenais pas, je venais d'obtenir le numéro du domicile de la fille que j'avais convoité toute l'année et en quelques minutes je l'avais oublié. Rassurez vous, au risque de passer pour un Pierre Richard local, je reparti lui demander les numéros de la loterie de l'amour ( dédicasse aux homies ), et soulagée de voir que je les avais oublié, me redonna le tout, en esperant secrètement que je les oublierai a nouveau ( Mais ça, je ne le saurai que bien plus tard ! )

Cet été 1998, que je peux, avec le recul, considerer comme extraordinaire, semblait a l'époque comme figé dans le temps.
Je l'ai rapidement appelé, je suis rapidement devenu encore plus amoureux.
On passait nos soirées ensemble a écouter nos parcours respectifs et le télephone de nos domiciles était pris en otage par des conversations sans fin. Je sentais apparaitre comme une connivence entre nous, presque un début d'affection.
Au milieu de cet été splendide, c'est un peu l'estomac noué que je parti avec Kevin rejoindre Foulques a Biarritz, dans la maison de ses parents. L'amertume s'estompa rapidement avec nos délires post-pubères journalier.
Un de nos passe-temps favoris était, lors de la traditionelle glace sur le front de mer, de déambuler quatre a quatre, en file indienne, les bras le long du corps, en prétendant être de grand ninjas ( Oui j'avais 20 ans, Kevin 18...). Un autre fait marquant concernait un des frères de Foulques. L'enfant loup comme on l'avait surnommé après qu'il ait littéralement bouffé l'avant bras de son propre frère lors d'une dispute, était un peu asocial a cette époque là. Il passait le plus clair de son temps sous le parasol ou devant la téle a regarder "Sagas", l'émission aristocratique de Stéphane Bern.

"Il fait au moins 100 mètres!"

Ces vacances hautes en couleur atteignèrent leur sommet, quand Kevin et moi assistèrent incrédules, au débat peu orthodoxe entre les parents de notre hôte sur la hauteur d'un mur qui occupait le fond du jardin dans la cour.
"Il fait au moins 100 mètres" dit le père, le plus serieux du monde, sous les rires de sa femme.
Ce n'est qu'après de multiples répetitions -toutes rejetées- que le père explosa de rage en se levant et parti rejoindre son fils et Stéphane Bern, sous l'oeil exterieur estomaqué de deux invités...Des vacances splendides!

04 octobre 2006

La Fac

La fac. Le campus. Des étudiants a perte de vue. Un objectif commun. J'avoue avoir été sacrément impressionné par ce mini village étudiant, sorte de jeu vidéo "Live" où chacun des intervenants s'activent a ses occupations comme des milliers de fourmis. Rien que la taille du parking me faisait réaliser que j'étais arrivé dans le supermarché du savoir.


La médecine, je l'avais choisi non pas par vocation d'aider mon prochain, mais plutôt par attrait des sciences de la vie. Déjà en terminale, lors des cours de biologie de Monsieur Pageot, Laurent Dussarps un ancien élève du lycée, proposa de son plein gré un mini exposé sur la faculté de medecine. Il était calme, posé, et on le sentait studieux. En quelques minutes malgré une timidité refoulée par une verve intarrissable, il ne manqua pas de faire comprendre a son auditoire subjugué, que cette filière medicale tant redoutée, pouvait avec un travail acharné, s'offrir a tous ses pretendants. Je crois que c'est a ce moment là que Fanfan et moi même prirent conscience que malgré les difficultés, nous étions plus qu'attirés par ce cursus.

C'est ainsi que nous nous retrouvâmes en ce mois de Septembre 1997, prêts a rentrer dans ce monastère de la connaissance anatomique, le fameux Amphi 3 de l' Université Bordeaux II Victor Segalen. Quel Amphitheatre ! Tel les jeux du cirque, j'allais rapidement assister, depuis le dernier rang gauche, a des joutes d'un jour nouveau entre le Centurion Caix et ses armées de Légionnaires. Thibaud Desjeans et Samuel Diagne étaient des rescapés de le précedente campagne. Je connaissais déjà Sam depuis quelques mois. Il était un des nombreux habitués des terrains de basket du campus, près de Pessac Saige. Coiffé comme un prince de Bel-Air local, Sam, fièr de cette mini toque qui lui ornait le crâne, était archi motivé en ce début d'année car il savait qu'il n'avait plus droit a l'erreur. Thibaud lui, semblait moins stressé a mesure où il me faisait découvrir le rap français qu'il aimait tant. Un troisième personnage rejoignit rapidement le groupe, Mirija Rakotoharison, les yeux brillants et l'occiput vertical, me paru sympathique au premier regard.
Ce club des 5, c'était ma vision de la fac et il ne manquait plus qu'un logo "gamma-delta-sigma" sur nos habits, a l'image des facs américaines, pour que ce groupuscule ait sa reconnaissance propre!

On passait la grande majorité de nos après midi a la bibliothèque, a réecrire nos cours d'anatomie mitraillé par un Professeur Caix, encore plus prolixe d'un jour a l'autre, car contrairement aux deux autres Unités de Formation et de Recherches, notre U.F.R 3 ne disposait d'aucun polycopiés et le mode de sélection au concour, rédactionel, bien moins impersonnel des questionnaires a choix multiples, imposait de notre part une attention particulière a la tenue de nos cours.

Un après midi d'octobre pourtant ensoleillé, a quelques tables de moi, alors que la récriture allait bon train, la foudre tomba. En salopette jaune et brassière noire, les yeux en amandes concentrés sur un bouquin d'embryologie médicale, Candice m'apparu comme un enchantement. Son nez diamantée, au milieu d'un visage a la finesse extrême, et ses jolis macarons sur le crâne, mettaient en valeur toute l'élégance de sa silhouette élancée.
Quel coup de foudre ! Elle ne s'aperçut de rien, trop plongée dans ses pensées studieuses, malgré mon visage estomaqué, figé dans le temps, qui aurait sans peine traduit mon état, si ses yeux s'étaient levés.
Amoureux et troublé, le reste du semestre fut consommé a chercher le maximum d'information ; je voulais savoir qui elle était, ce qu'elle aimait, avant de pouvoir oser l'approcher. Elle representait tout ce que j'aimais chez une femme : belle, raçée, sportive, élegante... même aujourd'hui ma bouche ne tarit pas d'éloges pour ma douceur chocolatée.

"Candice esquissa un rictus"

Sébastien Pouzoulet, était dans son U.F.R. Il se trouvait qu'il avait aussi été dans mon collège. En allant vers celui que la moitié du collège considerait a l'époque comme un benet, j'étais loin de me douter que quelques semaines plus tard, il allait réveler mes sentiments a l'interessée, incrédule d'avoir un admirateur secret. Je crois n'avoir jamais autant maudit quelqu'un ! A cause d'emploi du temps séparé, je ne la revis que quelques fois dans l'année, au détour d'un couloir ou a la bibliothèque.
Un midi je l'aperçu au loin dans le refectoire, coiffée de deux nattes, assise, esseulée au coin d'une salle où résonait, dans le brouhaha géneral de la pièce, le cliquetis des couverts des étudiants affamés.

"La place est libre?" demandai-je gonflé de courage.
Ses yeux devenus noirs me lancèrent un regard irrité, géné et je compris alors tout l'interêt qu'elle me portait. La tâche allait s'annoncer ardue. C'est alors qu'un ami gueula mon prénom au loin, m'indiquant qu'il voulait que je le rejoigne pour notre pause déjeuner. En voyant mes efforts - bien malgré moi - tombés a l'eau, Candice esquissa un rictus, amusée de la scène et repris avec soulagement la suite de son repas.