30 septembre 2006

Kevin un ami qui vous veut du bien

La terminale ! Enfin j'allais pouvoir approcher ce que depuis tout petit on me parlait comme le graal de mon adolescence : le Bac. Cette année 96/97 annoncée particulière, fut on ne peut plus normale. Le niveau du fameux baccalauréat chutant un peu plus chaque année et voyant la préparation de legionnaire enduré au Lycée Eiffel, je crois sans hésiter ne mettre nullement inquieté sur l'obtention du diplôme. Parrallement, c'est avec grand mal que je cohabitais avec Sylvia, toujours camarade de classe, et encore plus belle que l'année précedente. L'année fut difficile car teintée de sentiments envers celle qui avait refroidi mes ardeurs quelques mois auparavant.

Les pauses dejeuners furent consommées a jouer au basketball avec la nouvelle recrue cadet de Saint Bruno, Kevin Barraud. Kevin s'est rapidement presenté a moi, avec une aisance certaine pour quelqu'un arrivant d'un autre lycée en cours de scolarité.
Il m'a tout de suite semblé sympathique, avec son air nonchalant et ses bras balants. Et aussi bizarre que cela puisse paraître j'ai tout de suite décelé en lui, une forme de maturité, sorte de débrouillardise précoce, peu banale pour un adolescent de son âge. Le divorce de ses parents ? Je ne sais pas. Mais il montrait une autonomie certaine ce qui provoqua chez moi, son ainé de deux ans, une grande admiration.
C'est vrai j'avais bientôt 18 ans, et mon père toujours sur le dos. Kevin, lui, avait peu de contraintes a part celle de surveiller son petit frère, tout en jouant a son jeu preferé, NBA Live sur sa console fétiche.
De nombreux après midi ont été passé dans sa chambre - encerclée de posters de joueurs sous-cotés que Kevin aimait tant - et plus précisement sur ce mini canapé imitation Louis XVIII , d'un rouge bordeaux delavé, en compagnie de Foulques Boudé. Et, entre deux parties de basket-ball virtuel, lors de pauses désaltérantes, Kevin avec un sens de l'hospitalité aiguisé nous servait, fraichement sorti du placard de la cuisine de sa mère, des sirop Teisseire de toute sorte. Il y en avait pour tous les gouts !

La philosophie j'avais decidé de ne pas la bosser. Pourquoi? je ne sais toujours pas. Mais je me souviens de ces Dimanches a 18 heures, où dans un éclair de précipitation et de démesure je couchais sur papier tout ce qui me passait par la tête. Mes dissertations de Philo c'était quelque chose! J'étais conscient d'écrire parfois des choses dénuées de sens, mais le plaisir procuré par la correction de ma Prof, qui avait lu ma prose avec le plus grand intêret , me remplissait de bonheur, a mesure où je lisais en rouge dans la marge, ses annotations dépitées. Je n'ai pas eu la moyenne de l'année, et arrivé au Bac, la philosophie fut la seule matière ou le dix ne fut pas atteint ( 4/20). La mention Assez Bien m'échappa de peu a cause de cette banane. Les dieux de la philo en rigolent encore !

28 septembre 2006

Weird Al

Bon une petite pause dans la "formidable" mini biographie anecdotique que je vous livre depuis le début de ce blog, pour vous presenter un comique américain très connu outre atlantique que je connaissais sans connaître (concept intérressant!) depuis sa parodie BAD de Michael Jackson ou deguisé en gros glouton amateur de blouson noir et d'hamburgers en tout genre il chantait "I'm FAT !!". Après de multiples albums et une apparition dans les Simpsons, Weird Al Yankovic vient de sortir son dernier album. Voici son dernier clip :



Il s'agit d'une parodie du rappeur Chamillionaire et de son Ridin' Dirty transformé pour l occasion en White & Nerdy...Perso j'adore!
Quelques clips encore plus croustillants check'em out !



26 septembre 2006

Je préfère qu'on reste amis...


Rentrée 1995. Stéphane Lapeyronnie dit Fanfan, la silhouette enrobée, m'a tout de suite semblé affectueux...C'est vrai on aurait dit un gros nounours malgache! Mais c'était autre chose, un je ne sais quoi de calme et de sérénité qui accompagnait sa démarche chaloupée malgré de gros godillots noirs de militaire. Ou peut être son sourire et le drôle de gémissement aigu qui allait avec et qui en faisait le camarade de classe idéal. Tout le monde l'aimait ce Fanfan. Il était redoublant, et possédait une douceur rassurante vis a vis de cette fameuse 1ere S que tout le monde craignait. Les mauvaises notes ont vite fusé - Gustave Eiffel faisait partie a cette époque du Top 10 des Lycées de France - tout le monde fut calmé. Fanfan lui gardait son sourire, il savait qu'a force de travail, nous finirions bien par nous adapter (l'adapation fut longue, les maths ca n'a jamais eté mon fort! ).

Du coté des loisirs, ma saison cadet 95/96 a l'union Saint Bruno fut probablement une des meilleures années basket de ma vie. Alors en dernière année ( avant de passer senior ) j'étais l'homme d'experience de mon équipe, et l'entente avec mes coéquipiers était parfaite. Julien Rouziès y était pour beaucoup. Doté d'un bagout et d'un charisme extraordinaire pour son âge, Julien malgré un basket approximatif avait tous ses partenaires dans la poche. "Rouzgy" comme on le surnomait alors, nous concocta pendant cette année là, les deux plus belles soirées de lycéen de ma vie. La premiere lors de la Saint Sylvestre 1995 avec Prisca, quelques mois avant notre séparation. La deuxième a la fin Mai 1996, où, célibataire et conquérant je pris d'assault la forteresse Sylvia Navailles, bimbo de notre classe dont j'étais secretement amoureux depuis quelques mois. Je découvris, bien malheureux, l' échappatoire féminine, sorte de phrase fourre-tout, permettant a n'importe quelle donzelle de sortir du tracas.
"Je préfère qu'on reste ami"
m'asséna t'elle alors que j'essayais de m'approcher de ses lèvres.
Autant vous dire tout de suite : le petit canard, il était reparti a la marre...
J'avais cependant mon plan B: une certaine Diane Amegée. Quelques semaines avant la fête, Patrice, qui avait eté réorienté en filière professionelle, me présenta Diane. Sa poitrine me happa le regard et il n'en fallut pas plus a ce "moi-prépubère" pour la garder tout au fond de mon esprit.Le joker Diane fut donc invité a cette "Rouzgy Party". Et je crois que 15 minutes après le départ de Sylvia, je me retrouvais a inspecter les amygdales de mon plan B. S'en suivirent 10 jours d'inspection seulement, car a mon grand regret Diane n'était pas Sylvia....


L'eté allait arriver, mais je n'allais pas pour autant être célibataire. Certes Hervé partit pour Atlanta, mais a partir de là, Frederic Lo pris une place plus importante dans ma vie ( Pas de blagues vaseuses s'il vous plait ). Je crois que l'été 1996 peut être consideré sans mal comme le pire moment de glande de mon existence, et comme l'origine du mode de vie decalé que je peux avoir aujourd'hui. La playstation était sorti depuis plus de six mois, et l'été fut rapidement consommé chaque soir par des parties endiablées de Ridge Racer avec Fred jusqu' a l'aube. Le même été je fis la connaissance d'un duo folklorique composé de Gilles Batoul et de Sandy Leyre. A cette époque là, les deux étaient comme culs et chemises, et leurs mentalités, s'harmonisant avec les nôtres, ils furent rapidement acceptés parmi notre groupe de Basketteurs Caudéranais. Sandy était le clone du chanteur Peter André et Gilles avec sa tête disproportionée semblait sortir d'une version "black" du collège fou fou fou, dessin animé phare de notre regretté "Club Dorothée". Les deux faisaient la paire ça ne faisait aucun doute.

24 septembre 2006

Un vilain petit canard


La rentrée approchait. J'avais passé l'eté 94 a attendre Prisca, qui était parti au Benin pour les vacances. Je la connaisais depuis a peine deux semaines qu'elle était reparti dans son pays. L'attente fut interminable, et le retour bien en dessous de mes expectatives. J'étais sorti avec elle - mon premier patin - lors du repas a Pizza Pai célebrant le seizième anniversaire d' Hervé. Les mois de Juillet et d'Août furent horriblement long, et pour la première fois de ma vie, Stéhélin me parut bien désert. Quelle ne fut pas ma surprise de revoir celle que j'avais idéalisé après deux mois d'abscence. Elle me semblait moins attirante a mesure que je decouvrais, sans ses tresses, les cheveux crepus au vent, son visage gorgé de soleil. Je ne sais pas pourquoi je pris la décision de rester avec elle (plus d'un an !), peut être etait ce le fait qu'elle soit ma premiere "petite" copine et qu'habituellement les filles de mon âge ne se montraient pas trop interresées par ce que j'avais a leur offrir. Je ne suis pas fier de l'attitude que j'ai eu, peu brave, j'étais un adolescent mal dans ma peau, persuadé d'être avec mon acné tenace et mon nez trop long le vilain petit canard, même si ma mère en me réconfortant me parlait de ma destinée de "beau" cygne ( c'est gentil une maman quand même ) et avoir une copine, je le considerais comme une aubaine, presque un symbole de virilité a une époque je vous le rappele, je cherchais encore mes poils ( cf post précedent ).

Cette deuxième seconde fut bien plus studieuse, et ce grâce a mon voisin de table dans la majorité des cours, Jean Litalien. Jean était ce que l'on appele "une tronche". Mais la version cool de la tronche, épanoui et bien dans sa peau. Mes efforts en Maths n'étaient certes, pas comparables au 17/20 régulier de mon génie de voisin, mais je progressais cela ne faisait aucun doute ( d'un autre coté vu mon niveau d'attention l'année auparavant je ne pouvais que progresser ! ). Jean Philippe Agostino et Julien Bianchini étaient eux aussi des rescapés de cette époque farfelue et nous apprîmes a mieux nous connaître, passant tous ensemble en 1ère Scientifique au grand soulagement de mes parents.

21 septembre 2006

Une seconde...

Septembre 1993. Lycée Gustave Eiffel.
Patrice Combret, un rouquin au Reeboks Blacktop qui donnait l'impression de sortir de la guerre du golfe et Djibril Diallo, un métis au pantalon de boxer coiffé d'une raie a la Mike Tyson, se pressaient autour de moi pour pénétrer une salle de classe en préfabriqué, lugubre et humide. Nous venions d'échanger nos premiers mots quelques minutes auparavant, et, dans cette foule amassée, pressée - je n'en doute pas - de s'instruire, nos trois regards se penchèrent simultanément sur une blonde en mini jupe blanche transparente. Le début d'une grande histoire.

Le Basket aura rythmé notre année et plus particulièrement nos pauses déjeuner, et les cours de physique chimie de Madame Lanneau le jeudi a 13h30 s'en rappelent encore. En sueur totale, et sur notre digestion, il nous était quasiment impossible de nous concentrer plus de cinq minutes, d'autant plus que Patrice prenait un malin plaisir a siffler - les dents serrées, la bouche ouverte - de telle manière que Madame Lanneau, devenu hystérique, ne parvienne pas a démasquer l' espiègle énergumène et son habile stratagème.

A cette époque, Daniel Pigeon et moi avions 15 ans. Nos similitudes s'arretaient là. Contrairement a votre serviteur, qui venait juste de célebrer quelques mois auparavant la naissance de ses premiers poils pubiens, et qui attendait avec une ferveur certaine que quelques "poils de sagesse" veuillent bien se loger sous ses bras, Daniel était d'une autre tribu. Sa barbe, si dense, aurait fait pâlir d'envie n'importe quel bûcheron canadien, et c'est avec envie - presque jalousie - que je le regardais boire, ses yeux bleus brillants, chaque paroles de Patrice, qui de deux ans notre aîné, nous narrait ses aventures sexuelles roccambolesques au camping.


C'etait l'époque de la premiere retraite de Michael Jordan, des photos entières remplissaient mon agenda, et numéros spéciaux sur numéros spéciaux, c'est toute la presse specialisée qui rendait un dernier hommage au maitre retraité, orphelin de son père quelques mois plutôt. Le jour ou notre professeur de Mathématiques, sorte de Woody Allen ayant oublié son déodorant, complexé et introverti, arracha et déchira dans un éclair d'autorité, le magasine que lisait Patrice en cachette, je venais de comprendre que c'en était fini pour les maths cette année la...
Le basket était toujours au centre de nos discussions, et Pat fut a l'origine d'un surnom qui me sied toujours, Stacey. A cette époque je mesurais du haut de mes 15 ans , un mètre soixante-dix et je possédais la même envergure qu 'a l'heure actuelle, a croire que j 'étais né avec de long bras. Stacey Augmon, joueur des Atlanta Hawks avait lui aussi, a son échelle, une renomée internationale grâce a ses bras tentaculaires. Pat fît rapidement le rapprochement. La messe était dite. Heureusement pour moi, ma taille augmenta de 16 centimètres l'année d'après, permettant a mon corps d'acquerir une certaine homogéneité salutaire.


La fin de l 'année approchait, notre redoublement aussi, nous étions toujours a la page 6 du manuel d'anglais qui presentait les aventures d'Achille Talon dans la langue de Shakespeare ( véridique ), mais une autre chose nous occupait l'esprit en cette fin Mai 1994 : la finale NBA. Pat, heureux locataire d'un appartement, m'invita a regarder "en live" cette premiere finale sans notre héros a tous. L'affiche, New York contre Houston s'annonçait un peu soporifique. Au final, nous eûmes droit a un récital défensif et une finale palpitante remporté 4 manches a 3 par Houston agrementée, chaque soirée, de madeleines au paté consommées en l'absence de pain qui nous permirent de vivre un des grands moments de notre adolescence.

20 septembre 2006

Yo! MTV Raps


Eté 93. Le B.E.P.C derrière nous, Hervé et moi passions le plus clair de notre temps sur l'asphalte de stéhélin, errant parfois jusqu'a la nuit, afin d'assouvir notre soif de balle orange. Cependant chaque dimanche, un autre rythme nous occupait l'esprit. C'est en effet a cette période qu'une chaine du cable commençait a faire serieusement parler d'elle.
MTV proposait, certes a une heure tardive, une émission dédicassée, a un nouveau genre musical : le Rap. On était loin du Smurf de Sidney qui avait briévement tenté une intrusion dans le paysage audiovisuel francais a la fin des années 80. Là, on parlait d'autre chose : c'était revolutionaire de voir ces gangsters a la télé, parlant de leurs albums, sous l'oeil de petits français pas encore informés du courant auquel ils étaient entrain d'adhérer. Ainsi Dr. Dré, Snoop et Warren sont rapidement devenus des icones, eux qui faisaient un son tellement différent ( On était loin de Benny B ). Presque deux ans avant leurs premiers passages radio, on bougeait nos têtes sur "What's my name" ou "Regulate" et avec nos petits moyens, on se ruait sur n'importe quelle chemise a carreau C&A afin de ressembler a nos idoles, non pas qu'on voulait être des gangsters, mais cette décharge de nouveautés dans un décor profondément rock, nous permettait de clamer notre difference. Alors même si Michael Jackson a bercé le début de mes années 90 ( grace notament au lecteur CD portable Samsung accompagnant l'album Dangerous que mes parents m'avaient acheté pour Noel ! ) le Hip-Hop est sans contexte le courant musical qui m'a fait entrer dans l'adolescence, époque où progressivement la chambre d'un enfant se vide de ses jouets pour faire place a des posters jugés bien plus "présentables".

Pourquoi basket-ball et hip hop se sont rapidement entremelés ? Surement l'impact de ces nouvelles star noires qui d'un coté comme de l'autre, débarquaient avec leurs attitudes et leurs revendications. Comme nos parents a notre age, un petit Rock & Roll montrait le bout de son nez.Cette mode a la fois musicale et vestimentaire a débarqué quasiment au même moment. Des baskets Jordan raménés de mon périple un an auparavant, au t-shirt large, c'est un véritable virage multiculturel qui venait d'envahir la France.

Le Hip-Hop a rapidement fait partie intégrante de mon être a une époque où il faisait bon de dire qu'on ecoutait plutôt Nirvana. Pendant près de 5 ans, la musique noire Americaine "new generation" a bercé mes oreilles. Cependant, a force de constater que la majorité des productions "samplait" du vieux pour faire du neuf, mes oreilles curieuses se sont approchés d'un peu plus près des origines de ce Hip-Hop. J'ai pu ainsi découvrir la fabuleuse soul music, la motown, Otis, Marvin et toutes les voix grandioses d'une époque comme il n'y aurait plus.
En parallèle, le cinéma en général m'a permit d'approcher une richesse musicale dont je ne soupçonnais pas l'existence. Les bandes originales de film ou soundtracks en anglais, sorte de compilation géniales regorgeant des meilleurs morceaux de toute l'histoire moderne m'ont ouvert les voies d'un élargissement musical inesperé. Lynyrd Skynyrd, The Eagles, en passant par The Doors, The Who pour finir par la soupe 80's de Harold Faltermeyer ou de Rick Springfield, tous les genres passèrent a proximité de mes oreilles au début des années 2000.

Pendant ce temps la musique electronique poursuivait sa route, et les basses funky de la soul tellement respectée arrivèrent sur des mix endiablés de House. Ce courant m'attrapa dans son élan et cette nouvelle façon de concevoir le sampling ( même si Chicago a vu les premières heures de la House a la fin des années 80! ) provoquait en moi une excitation pas rencontrée depuis bien longtemps (la génération Skyrock devait y être pour quelque chose). Daft punk se chargea de réveler ce retard musical a la france, suivi par bien d'autres Dj's plus doués les uns que les autres.

A l'heure du tout I-pod je suis fier de ma bibliothèque musicale, variée, spontanée, et remplie de basses. La new soul de Joss Stone ou la voix d'un James Taylor m'emporte tout autant que les paroles saccagées d'un Booba ou les intrus démoniaques d'un Dr Dré. La maturité musicale ca a du bon !

19 septembre 2006

1992


500 ans après Christophe Colomb, je partis a la decouverte des Amériques accompagné de mes parents et de mon petit frère. Les Etats Unis résonaient depuis pas mal d'années dans ma tête et pouvoir enfin découvrir ce pays qui habitait mon enfance de par mes origines semblait tellement irréel que j'avais l'impression de partir pour la Lune.En ce mois d'Aout, les Américains débarquaient a Barcelone pour les olympiades, ma famille, elle, pris la route des Nouvelles Indes pour un mois. Nous arrivâmes a New York fatigué d'un long périple aérien mais tellement ému de découvrir selon les dires de mon Père "ce grand pays". Je crois même me rappeler qu'il embrassa le tarmac de l'aéroport JFK.

5 jours a New York qui furent pour moi une révélation. Je suis tombé amoureux de cette ville galopante, assoiffée de silence, rayonnante de "jaune-taxi" et haute comme les espérances d'un pays tout entier. La grosse pomme m'avait eu a la première bouchée. Du sommet du Wolrd Trade Center a ma rencontre avec King Kong en haut de l'Empire State Building, j'avais l'impression de découvrir le toit du monde civilisé : une ville-cité qui abritait toutes les nationalités, tous les cultes et toutes les façons de penser. New York n'est pas les Etats Unis et les Etats Unis ne sont pas New York, c'est une experience urbaine hors du commun, une effervescence de culture dans un décor surréaliste tout droit sorti du cinéma. Ainsi je conseille vivement a tous ceux qui ont certains apprioris sur notre grand voisin, de tenter l'aventure, d'aller vers cette ville des villes pour essayer d'y capter toutes les saveurs. New York est en avance sur son temps, vous, tachez de ne pas être en retard.

Washington,San Francisco suivirent et me semblèrent de petites bourgades. Meme si San Francisco possède un charme certain, qui en fait la ville la plus européene des USA, on n'y trouve pas le bouillon de culture ni l' intensité new yorkaise. Mes Parents avaient decidé, a partir de là, de louer un mobil-home afin de découvrir l'ouest américain et ses merveilles. S'en suivirent de long miles avalés par le V8 de la bête. Le Yosemite Park, Las Vegas, le Grand Canyon, Monument Valley. Les joies du camping "au states", avec l'impression d'être a notre tour des pionniers d'un nouveau genre. Cette boucle nous ramena a Los Angeles sorte de ville gigantissime sans centre ni limite nette, ou tout n'est que Highways et zone residentielles.

Je crois que l'ouest américain ne peut pas être raconté mais seulement vécu. L'immensité de ces espaces qu'aucune photographie ne peut saisir, l'impression de liberté et de jours nouveaux qu'il s'en dégage, vous laisserons probablement sans voix. Go grab it !

17 septembre 2006

A new kid on the block

Le collège fut une sacrée étape de ma vie. Pourtant semé d'inquiétudes, mon père, pouvant être consideré comme l'une des personnes les plus stressé de Gironde, m'autorisa a pouvoir rentrer de l'école a pied, en me confiant par la même occasion une mission d'extême importance : aller chercher mon petit frère.Mon école élementaire Paul Doumer et Muriel derrière moi, c'est avec une joie non dissimulé que je revenais tous les jours vers 16h30, a cette école "des petits" chercher mon frère Elliot de cinq ans mon cadet. J'etais devenu "un grand"...C'est vrai j'avais franchi l'avenue de Lattre de Tassigny a Cauderan, large passage séparant mon ancienne école de mon nouveau repère, le collège Saint André.

La 6ème ressembla a toute les sixièmes, mais Madame Guinle sorte de momie professeur d'histoire géographie, nous rappela a ma classe et moi même, que l'enseignement prodigué a nos parents dans les années 60, enseignement a base de tableau noir, de craie et de tabliers uniformisés, pouvait cependant avoir du bon ( nous êtions loin de penser de même a l'époque ). Madame Guinle demandait a chacun de ses éleves d'apprendre par coeur , "comme une récitation" disait elle, l'ensemble des leçons qu'elle donnait. Et pour motiver encore plus ses troupes, promettait a quiconque aurait une note inferieure a 10/20 , une sévère heure de retenue. Je crois que c'est comme ca que j'ai commencé a aimé l'histoire !

La 5ème n'a pas été une année comme les autres. Les New Kids On The Block, vous vous rappelez ? L'un des membres de ce premier Boy-Band de l'histoire moderne, un dénomé Joey, avait selon Maud Picard élève de 3ème, une légère ressemblance avec votre serviteur. J'avais 12 ans, elle me semblait une femme malgré ses 14 ans. Ses magnifiques yeux bleus et l'ondulation de ses cheveux chatains auront eu rapidement raison de moi. Mais j'étais, a mon grand désespoir, uniquement son chouchou, presque son gadget, qu'elle exhibait a ses amis - incrédules de me voir petit 5ème, trainer avec elle, la plus belle fille du collège. Ce statut d'enfant objet, je m'en fichais, trop heureux de pouvoir arpenter avec elle les 20 minutes de marche quotidienne nous ramenant a nos résidences respectives, qui par chance étaient quasi mitoyennes.
Ah Maud...Qu'elle ne fut pas son embarrassement quand elle découvrit le petit mot doux que j'avais laissé un jour de bravoure, dans le fond de son sac, lui avouant mes sentiments. La fin de l'année est rapidement arrivée, Maud a accèdé au lycée laissant derrière elle, un petit garcon amoureux terriblement triste d'être né avec deux ans de retard.

Mes 12 ans furent également rythmé par un redoublant nommé Prat. Cet enfant mi-blouson noir mi-démon m' agressa au cran d'arrêt avant de m'assené un coup de santiag rapide et sec. Mon tibia droit s'en rappele encore. Le lendemain persuadé de subir le même sort a la sortie, j'avais préalamblement armés mes jambes de protèges tibias, cachés sous mon pantalon et prêt a faire face a mon aggresseur. A la sortie, terrifié, je voulus conjurer le sort en décampant aussi vite que possible, même si je n'avais pas a l'époque, conscience d'avoir eté seulement le coup d'un soir.

Mon année de 4ème, je l'ai passé a découvrir le basket-ball sport qui après le football et le tennis fut l'activité principale de ma jeunesse avec le skate-board. Mes principaux partenaires, François Olive et Hervé Stecq ne se ressemblaient en rien, l'un était coiffé d'un hérrisson blond sur le crâne , l'autre les cheveux crépus coupés très court.
Nous étions membres de l'A.S.P.T.T Caudéran, un club familial et sympathique qui permit a notre basket de partir sur de bonnes bases. Nous nous retrouvions également, au stade stéhélin, lieu de tous nos cours d'E.P.S, pour des parties endiablées après les cours. Hervé repandait sur les murs du collège le sobriquet qu'il s'était crée, "Sir Dunk", en hommage a l'exploit qu'il avait realisé quelques semaines auparavant avec une balle de tennis, au grand dam des copains present en ce jour prophétique. Stéhélin fut l'amorce du groupe d'amis avec lequel je passe le plus clair de mon temps aujourd'hui. Quelques mois plus tard aller se greffer Didier Boutet, collégien résidant de Saint-André lui aussi, d'un naturel complexé et timide, et Frederic Lo, peu bavard et accesoirement ami d' Hervé.

La 3éme, dernière marche du collège avec le B.E.P.C en ligne de mire, n'aura pas eté une année fantastique en dehors du privilège de pouvoir a nouveau être le tenor de la cours de recré. Raphaelle Bertaud n'aura pas eté non plus ce que l'on appele une réussite amoureuse. Raphaelle était une très jolie jeune fille très mate, au visage d'ange recouvert de long cheveux noirs ondulés. Très timide je crois qu'elle ne se sentait pas a l'aise face a la débauche d'énergie que je dégageais, en vain, pour lui prouver mon attirance. Ephèmére dans mon parcours initiatique de la gente féminine, elle n'en demeure pas moins un des souvenirs les plus forts qui orne desormais les recoins oubliés de ma mémoire. Ah oui j'allais oublier... Le B.E.P.C se passa plutôt bien avec notament un 36/40 en histoire-géographie. Madame Guinle no doubt.

16 septembre 2006

Elementaire














Hi my name is Aymeric.
Cette fois c'est bon les présentations sont faites.
Bon par où commencer ? Je suis né a Bordeaux le 30 Juin 1978 a 7h32.
Je pesais 4Kg800 ( j'ai toujours eu des gros os ) et respirais par la bouche en dormant sur le ventre ( j'aime beaucoup dormir sur le ventre ).

J'ai commencé a marcher a Lormont, dans la banlieue bordelaise, mais rapidement mes parents ont emmenagé vers Bordeaux Cauderan.

L'école maternelle, je n'en ai malheuseusement pas beaucoup de souvenirs, j 'ai passé le plus clair de mon temps a écrire a n'en plus finir sur des petits cahiers toutes les lettres de l'alphabet.
Le CP a eté un choc pour moi, j 'ai du apprendre a dessiner les jupes des femmes sans faire un simple triangle, sous les sermons de ma maitresse d'alors Madame Israel. C'etait une femme au visage d'une paleur inquiétante qui contrastait avec le teint obscur de ses cheveux, et, de tout son être jusqu'a la robe qu 'elle portait, elle n'inspirait que peur et angoisse a toutes les personnes de ma classe.
C'est aussi a cet époque, que j'ai affirmé a ma mère "qu'un jour je me marirais avec une americaine, blonde et que j 'appelerais mon fils Donald"....Pour la blonde on repassera, mais Donald pourquoi pas ? ( Qu'on peut etre stupide parfois quand on est gosse )

Du CE1 avec Madame Lanusse ou CE2 avec Madame Clergé, j'y ai rencontré la magie de Roald Dahl, un auteur Anglais qui grâce a des recits et des aventures fantastiques m'a fait aimer la lecture ( de "Fantastique Maître Renard" a "Sacrées Sorcières" en passant par le plus connu "Charlie et la Chocolaterie" ). Je me revois encore, lire d'une traite, en une soirée, les aventures de "Matilda" que ma mère m' a offert a la suite d'une longue journée passé a la suivre en ville. Quel regal ! Merci encore Maman :o)

Le CM1 a eté une revolution en soi...ou plutot mon instituteur, que dis-je mon Maitre Monsieur Bouny. Cet homme a eté l'une des personnes les plus intérressantes que j'ai rencontré au cours de ma vie. Une sorte de Gainsbourg "woodstockien", pédagogue a rendre ivre de ses paroles le plus obtu des cancres. Il était assi sur ses chevilles, les genoux pliés sur son tabouret, face a la classe, la cigarette en aller-retour constant de sa bouche a ses doigts jaunis ( une autre époque ! ). Dans une note plus loufoque, c'est dans sa salle de classe que j'ai decouvert la territorialité et la diplomatie : Renaud Graff était a l'époque ce que l'on appelait un grand dadet, il avait une tête de plus que les autres, un dos courbé et des otites a répetitions rendaient ses oreilles, comment dire...colorées. Renaud prenait un malin plaisir a séparer d'une régle de 30 Cm en bois, ce qu'il estimait être le milieu du bureau, et s'empressait de me rappeler a l'ordre, d'un coup sec sur le coude, dès que je faisais tomber, avec toute la maladresse qui était mienne a l'époque, la limite qu'il avait imposé a notre couple. Quel bonheur cela fut, quand après avoir ingurgité trop de choux de Bruxelles le midi a la cantine, je vis Renaud rendre cette symphonie de couleurs gastriques sur le perron de la classe...La diplomatie avait parlé, et bien avant les courants européens que l'on connaît tous a present, elle s'etait exprimée - si je puis dire - directement de et par Bruxelles.

Une autre anecdote, dont je suis d'ailleurs peu fier, concerne un autre camarade, Ludovic Dubourg.
Ludovic était ce que l'on appelait un teigneux, un copain de classe gentil mais fallait pas le chercher au Ludo. Il adorait le foot, comme moi ( et oui j'ai joué au foot jusqu'en Pupilles - mais c'est une autre histoire ! ), je trouvais d'ailleurs qu'il lançait trop la balle au lieu de dribbler sagement le pied collé au ballon. Un jour, autour de la table de ping-pong du préau de l'école, pour une bêtise, nous avons commencé a nous disputer , et il se moqua d'une partie de mon corps dont je n'etais pas fier : mes dents. Et là, l'inexcusable arriva, je mordis au cou , quasiment jusqu'au sang, le pauvre Ludo, qui n'en meritait pas autant.
"Apres tout il s'en ait pris a mes dents" pensais-je.
Mes dents, mes satanées dents...Elles étaient belles, indépendament les unes des autres, mais tellement dysharmonieuses dans ma petite bouche immature. Des surnoms infâmes au collège j'en ai eu par la suite...Peut être Ludo avait il lancé une vendetta sur mes maxillaires, que sais-je, apres tout je l'avais bien cherché...

Le Cm2 fut plus calme, la maturité arrivait enfin, même si Gunther mon nouveau camarade, arrivé en cours d'année de parent forrain, me permit de découvrir, grâce a une indigestion, que notre salle de classe était en pente, au fur et a mesure que je voyais couler vers mon precieux cartable Lafuma a bandes réflechissantes, les résiduts de son repas du midi. A m'ecouter mon ecole primaire fut rythmé par les sucs gastriques de mes camarades, détrompez vous, car si je devais me souvenir d'une chose lors de cette periode si ce n'est l'enseignement de Monsieur Bouny, c'est bien de mon premier amour, Muriel Leru.
Muriel, je ne l'ai pas vu venir, je crois que je devais être trop occupé a essayer d'apprendre a mes copains d'alors, les quelques mots d'anglais que j'avais glané ici et la, et que j'etais fier de pouvoir ressortir comme un grand lors de la recréation de 15h00, symbole de mes origines americaines si proches et pourtant si eloignées.
Muriel et moi avions cependant partagé la majorité de nos instit' , et pourtant aucune attirance n'avait frappé a ma porte ( en CE2 je me souviens quand même avoir joué au Cosmocats avec Caroline, lors de mon premier bisou a une femelle autre que ma mère ). Muriel c'était different, c'était la premiere fois que je tombais amoureux.
Elle est partie pour Conakry en Guinée, quelques jours après ma fête d'anniversaire a la piscine de Mérignac, ou nous avons passé l'après-midi main dans la main a sauter dans le bassin du grand bain. Je suis toujours nostalgique de cette époque, et j'ai essayé a maintes reprises, avec l'apparition d'internet, de retrouver cet amour de jeunesse...en vain.

Table Rase

Bon j'ai decidé de faire table rase du passé et de repartir sur de bonnes bases. Mes amis et moi, on se connait tous plus ou moins bien, on a les mêmes delires, les mêmes centres d'intêrets...Mais au delà des apparences, a quel point nous connaissons nous les uns les autres?
Certaines choses sont parfois troublantes dans les rapports que peuvent avoir les gens entre eux ( meme entre des amis de longues dates ), et souvent, malheureusement, les gens ne vont pas au fond des choses, préfèrant la facilité d'un conventionel "Salut, ca va ?" devenu avec le temps machinal, ordonné et dévétu de sens.
Mais que pensez de la reponse encore plus abrupte "Ouais ca va et toi ?" sorti du tac au tac sans même reflechir...Vous pourriez etre poursuivi par le fisc que vous diriez la meme chose! "Ouais ca va" ! Apres quelques secondes de reflexion, vous commencez a déballer vos problèmes, mais alors, pourquoi diable avoir dit que ca allait ?

Prenez le temps de voir que, de plus en plus , nous ne nous écoutons plus, ca en devient abérrant. Et cet exemple n'est malheureusement pas le seul. Ainsi j'ordonne, a tous mes amis et mes connaissances, ( oui Kevin, j'ai conscience que je ne toucherais pas l'ensemble du monde moderne avec mes élucubrations ) de prendre le temps de se dire les choses, d'essayer a notre humble niveau de vraiment chercher a se comprendre.
Table rase. On repart de zéro, ainsi certains de mes "compadrés" se sentiront l'âme légère, sortiront de leur mutisme et me parleront enfin de leurs vies et de leurs remous respectifs. Premier coup de gueule ? Non, vous me lisez pas ou quoi? J'vous dis table rase....Venez en paix mes frères :o)



Ps : Kevin est un bon ami, un brin rieur mais souvent en contradiction avec son entourage...Vous ré-entendrez parler de lui ( Il meriterait un film d ailleurs )