
Hi my name is Aymeric.
Cette fois c'est bon les présentations sont faites.
Bon par où commencer ? Je suis né a Bordeaux le 30 Juin 1978 a 7h32.
Je pesais 4Kg800 ( j'ai toujours eu des gros os ) et respirais par la bouche en dormant sur le ventre ( j'aime beaucoup dormir sur le ventre ).
J'ai commencé a marcher a Lormont, dans la banlieue bordelaise, mais rapidement mes parents ont emmenagé vers Bordeaux Cauderan.
L'école maternelle, je n'en ai malheuseusement pas beaucoup de souvenirs, j 'ai passé le plus clair de mon temps a écrire a n'en plus finir sur des petits cahiers toutes les lettres de l'alphabet. Le CP a eté un choc pour moi, j 'ai du apprendre a dessiner les jupes des femmes sans faire un simple triangle, sous les sermons de ma maitresse d'alors Madame Israel. C'etait une femme au visage d'une paleur inquiétante qui contrastait avec le teint obscur de ses cheveux, et, de tout son être jusqu'a la robe qu 'elle portait, elle n'inspirait que peur et angoisse a toutes les personnes de ma classe.
C'est aussi a cet époque, que j'ai affirmé a ma mère "qu'un jour je me marirais avec une americaine, blonde et que j 'appelerais mon fils Donald"....Pour la blonde on repassera, mais Donald pourquoi pas ? ( Qu'on peut etre stupide parfois quand on est gosse )
Du CE1 avec Madame Lanusse ou CE2 avec Madame Clergé, j'y ai rencontré la magie de Roald Dahl, un auteur Anglais qui grâce a des recits et des aventures fantastiques m'a fait aimer la lecture ( de "Fantastique Maître Renard" a "Sacrées Sorcières" en passant par le plus connu "Charlie et la Chocolaterie" ). Je me revois encore, lire d'une traite, en une soirée, les aventures de "Matilda" que ma mère m' a offert a la suite d'une longue journée passé a la suivre en ville. Quel regal ! Merci encore Maman :o)
Le CM1 a eté une revolution en soi...ou plutot mon instituteur, que dis-je mon Maitre Monsieur Bouny. Cet homme a eté l'une des personnes les plus intérressantes que j'ai rencontré au cours de ma vie. Une sorte de Gainsbourg "woodstockien", pédagogue a rendre ivre de ses paroles le plus obtu des cancres. Il était assi sur ses chevilles, les genoux pliés sur son tabouret, face a la classe, la cigarette en aller-retour constant de sa bouche a ses doigts jaunis ( une autre époque ! ). Dans une note plus loufoque, c'est dans sa salle de classe que j'ai decouvert la territorialité et la diplomatie : Renaud Graff était a l'époque ce que l'on appelait un grand dadet, il avait une tête de plus que les autres, un dos courbé et des otites a répetitions rendaient ses oreilles, comment dire...colorées. Renaud prenait un malin plaisir a séparer d'une régle de 30 Cm en bois, ce qu'il estimait être le milieu du bureau, et s'empressait de me rappeler a l'ordre, d'un coup sec sur le coude, dès que je faisais tomber, avec toute la maladresse qui était mienne a l'époque, la limite qu'il avait imposé a notre couple. Quel bonheur cela fut, quand après avoir ingurgité trop de choux de Bruxelles le midi a la cantine, je vis Renaud rendre cette symphonie de couleurs gastriques sur le perron de la classe...La diplomatie avait parlé, et bien avant les courants européens que l'on connaît tous a present, elle s'etait exprimée - si je puis dire - directement de et par Bruxelles.
Une autre anecdote, dont je suis d'ailleurs peu fier, concerne un autre camarade, Ludovic Dubourg.
Ludovic était ce que l'on appelait un teigneux, un copain de classe gentil mais fallait pas le chercher au Ludo. Il adorait le foot, comme moi ( et oui j'ai joué au foot jusqu'en Pupilles - mais c'est une autre histoire ! ), je trouvais d'ailleurs qu'il lançait trop la balle au lieu de dribbler sagement le pied collé au ballon. Un jour, autour de la table de ping-pong du préau de l'école, pour une bêtise, nous avons commencé a nous disputer , et il se moqua d'une partie de mon corps dont je n'etais pas fier : mes dents. Et là, l'inexcusable arriva, je mordis au cou , quasiment jusqu'au sang, le pauvre Ludo, qui n'en meritait pas autant.
"Apres tout il s'en ait pris a mes dents" pensais-je.
Mes dents, mes satanées dents...Elles étaient belles, indépendament les unes des autres, mais tellement dysharmonieuses dans ma petite bouche immature. Des surnoms infâmes au collège j'en ai eu par la suite...Peut être Ludo avait il lancé une vendetta sur mes maxillaires, que sais-je, apres tout je l'avais bien cherché...
Le Cm2 fut plus calme, la maturité arrivait enfin, même si Gunther mon nouveau camarade, arrivé en cours d'année de parent forrain, me permit de découvrir, grâce a une indigestion, que notre salle de classe était en pente, au fur et a mesure que je voyais couler vers mon precieux cartable Lafuma a bandes réflechissantes, les résiduts de son repas du midi. A m'ecouter mon ecole primaire fut rythmé par les sucs gastriques de mes camarades, détrompez vous, car si je devais me souvenir d'une chose lors de cette periode si ce n'est l'enseignement de Monsieur Bouny, c'est bien de mon premier amour, Muriel Leru.
Muriel, je ne l'ai pas vu venir, je crois que je devais être trop occupé a essayer d'apprendre a mes copains d'alors, les quelques mots d'anglais que j'avais glané ici et la, et que j'etais fier de pouvoir ressortir comme un grand lors de la recréation de 15h00, symbole de mes origines americaines si proches et pourtant si eloignées.
Muriel et moi avions cependant partagé la majorité de nos instit' , et pourtant aucune attirance n'avait frappé a ma porte ( en CE2 je me souviens quand même avoir joué au Cosmocats avec Caroline, lors de mon premier bisou a une femelle autre que ma mère ). Muriel c'était different, c'était la premiere fois que je tombais amoureux.
Elle est partie pour Conakry en Guinée, quelques jours après ma fête d'anniversaire a la piscine de Mérignac, ou nous avons passé l'après-midi main dans la main a sauter dans le bassin du grand bain. Je suis toujours nostalgique de cette époque, et j'ai essayé a maintes reprises, avec l'apparition d'internet, de retrouver cet amour de jeunesse...en vain.